France Cadet
" Dog[LAB] 02 "

"Dog[LAB] 01" évoluent dans cet espace expérimental cinq petits robots chimériques, des animaux à la morphologie générale de chien, mais au pelage tantôt bovin, pourvus de cornes, (vache folle ?), tantôt porcin (transgénie pour une meilleure compatibilité humaine ? à moins que ce ne soit un croisement avec la célèbre souris nude de laboratoire ?), au bêlement nasillard (clone de Dolly ? tremblante du mouton ?) ou au miaulement incertain (robots de compagnie ? recherche de l’animal familier idéal ?). Cet audacieux mélange enchanté de robotique et de diverses espèces animales transgéniques est-il le témoin d’un eugénisme farouche et aveugle dans la quête de nouvelles races animales plus résistantes ? plus productives ? plus universelles ? génétiquement plus compatibles avec l’homme (réserve d’organes) ? ou socialement plus adaptées (robot de compagnie)?
Bienvenue dans le meilleur des mondes…


Cette Installation présente cinq robots chiens autonomes, transformés, piratés et reprogrammés pour avoir une apparence et un comportement hybrides entre diverses espèces animales (chien, vache, cochon, brebis, chat, caméléon, méduse…) et possédant chacun sa fiche signalétique avec ses caractéristiques et son origine génétique. Il s’agit d’une mise en garde ironique et ludique des dangers et débordements possibles du clonage, de l’eugénisme et des diverses expérimentations animales. Les modifications que ces créatures improbables ont subies sont basées sur des recherches et expériences pourtant bien réelles et en illustrent les dérives possibles.

" Dog[LAB] 02 "

Le prolongement des recherches de « Dog [LAB] 01 » se poursuivra à Lézarap'art, suivant deux axes principaux dans le « Dog[LAB] 02 » :
1. Etude du comportement de groupe :
Etude de la cohésion du groupe. Organisation de la meute. Début de notion d’intelligence artificielle. Au lieu de parquer chaque chien dans son enclôt, le biotope de ces derniers devient un espace commun d’observations et d’échanges. Certains chiens devraient alors être équipé de récepteur haute fréquence de façon à pouvoir recevoir, de la part d’un ordinateur central, les différentes instructions en temps réel. La cohésion et synchronisation du groupe ne peut se faire que dans ces conditions. Certains chiens garderaient leur propre programme indépendant et auraient un comportement autonome (bien que pouvant tout de même communiquer par infrarouge avec ses congénères). La notion de synchronisation biologique (que j’avais déjà abordée lors de la réalisation des lucioles électroniques avec l’étude de la mise en phase de leur bioluminescence) serait alors poussée plus loin avec ces animaux d’ordre supérieur, intégrant la notion d’intelligence artificielle. L’étude des débordements du clonage s’intéresserait alors aux conséquences sur un groupe, une société d’individus : hiérarchie, association, cohésion ou loi du plus fort, sélection naturelle, etc.

2. Transformation morphologique plus poussée :
De façon à ce que les chiens ne soient plus réellement identifiables en tant que chiens (qui était l’animal de base aux expérimentations et clonages du « Dog[LAB] 01 »). Des chimères plus inquiétantes… Repousser encore plus loin les limites du clonage, l’hybridation entre plusieurs animaux. Pour cela, l’utilisation des robots I-Cybie est abandonnée au profil d’une structure identique avec toujours 16 servomoteurs mais avec des degrés de liberté plus importants, une rapidité d’exécution plus grande, et un châssis « customisable », ce qui autorise une plus grande liberté quant au comportement et à la morphologie de l’animal. Une étape de plus dans ces animaux transgéniques, en créant peut-être un animal plus organique et moins robot ou jouet, plus « vivant », pour retrouver un peu cette ambiguïté quant à leur existence qui était présente dans mes « crédébilités scientifiques » avec les différentes souches de souris disponibles à la vente qu’elles proposaient, présentant déjà ou non une pathologie, certaines réelles, certaines imaginaires. Le doute était alors permis, l’interrogation plus grande.

http://www.cyber-doll.com





Adelin Schweitzer
"Vidéopuncher 1.1"

La structure se présente sous la forme d’un jeu de force. Le public est invité à se mesurer à la machine en cognant dans la poire de frappe. Il prend alors conscience qu’il ne s’agit pas d’une machine de forain mais bien d’une télécommande géante.

http://www.deletere.org